Dans ces récits, l'image de Mahomet est une preuve, faite de main divine, de la Prophétie de Mahomet[223]. Il n’était pas né. Mohamed est une forme française courante dans le Maghreb[169][réf. Il pense que « l'islam des origines fut un mouvement interconfessionnel convaincu de l'imminence de la fin des temps, centré sur Abraham, Jérusalem et la Terre sainte[7] », qui deviendra plus tard la religion musulmane. Pour autant, Hoyland reconnait que l'expansion religieuse par la violence est assumée par l'islam naissant. Une première vague d'émigration emmène une partie des musulmans en Éthiopie où ils vivent quelque temps sous la protection du négus ou roi d'Éthiopie. Par ailleurs, plusieurs documentaires consacrés à Mahomet ou à l'histoire de l'islam en général relatent la vie du prophète de l'islam. L’interdiction de le représenter est encore une manière de lui obéir, sauf s’il s’avère qu’elle est vécue comme une extension subreptice à sa personne de l’interdiction de toute image de Dieu, auquel cas cette interdiction devient elle-même tacitement idolâtrique. Voltaire a souvent été hostile aux révélations religieuses qu'il considérait comme étant fallacieuses. Pour Christiane Gruber, il s'agit plutôt d'un reflet de la tendance mystique à l'abstraction dans la représentation de Mahomet comme « Lumière prophétique ». ), Results of contemporary research on the Qurʾān. nécessaire]. La tradition veut que, lors d'un voyage, un moine reconnaisse sur lui le signe de la vocation prophétique[70]. ». Ce dernier l'a torturé parce qu'il s'est converti à l'islam. Pour Hanne, ce miracle est une réinterprétation du VIIIe – Xe siècles d'un verset coranique[Note 34] qui était originellement une annonce du Jugement Dernier[1]. Les révélations (ou Ayat, lit. Il est rapporté dans Taqrib al-Tahzib ainsi que dans Al-Bidayah wa al-Nihayah qu'Asma (r.a.) est morte en l'an 73 de l'Hégire à l'âge de 100 ans. (Coran 16.90 ; 17.26…). Il interprète l’épisode où, à 6 ans, Mahomet a selon la tradition le cœur ouvert par des anges, comme le signe d'une constitution pathologique qu’il rapproche des poètes arabes préislamiques, les kohânn, qui pouvaient avoir des visions et expliquaient les songes. » Hassan Bouali critique donc le crédit donné par Stephen Shoemaker à des sources qui, bien que contemporaines ou presque des premières conquêtes arabes, devraient être traitées avec circonspection[5]. », « Muhammad est de toute évidence la figure la plus vénérée en Islam. Pour d'autres, l'islam porte davantage des influences du Nord de l'Arabie[29],[30]. À la fin du XXe siècle des bandes dessinées, à vocation pédagogique, adaptant le Coran ont été publiées en pays sunnites[227] mais ont suscité le débat avant que la publication en soit stoppée[228] : en effet, au début du XXIe siècle, en dehors de l'espace chiite[229], l'interdit concernant les représentations de Mahomet — qui représente une réalité divine pour nombre de croyants — est devenu plus fort qu'il ne l'était auparavant, pour atteindre une grande rigueur et devenir un interdit majeur s'apparentant à un tabou[230]. Une des autres raisons avancées par l'historien est que pour faire triompher l'islam du vivant de Mahomet, il fallait user de la force guerrière, seule option valable pour réformer et convertir les Arabes qui ne comprenaient que les rapports de force à l'époque[95]. Mehr von ‎Les Compagnons du Prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم‎ auf Facebook anz Il avait sur la poitrine des poils rares et fins, mais par contre ceux des mains et des pieds étaient épais, sa barbe bien fournie. »[31]. Il peut s'agir de sueur, de cheveux ou de poils[204]. La Bibliothèque nationale de France possède un manuscrit persan en vers, portant le titre de Véfàt[é) payghambar « La mort du Prophète ». Des biographies de Mahomet auraient déjà été écrites par des descendants de compagnons de Mahomet. Abdullah ibn Abbas, fils de l’oncle de Mahomet, a laissé de nombreux livres de hadiths à sa mort. Cette thèse est reprise par Karl-Heinz Ohlig[45],[Note 14]. L'introduction porte le titre " la dévotion au Prophète de l’islam, une histoire qui reste à faire", L'un des articles de références sur le sujet est : Gruber Chr., ", Between Logos (Kalima) and Light (Nur): Representations of the Prophet Muhammad in Islamic Painting. Rabî`al-awwal en arabe : rabīʿ al-ʾawwal. Il n'y a pas de dieu en dehors de Lui, qui donne la vie et fait mourir […] », « Salut à celui qui suit la droite voie. Registrieren. À titre d'exemple, chacune des trois dernières sourates du Coran (112, 113, 114) s'ouvre sur l'impératif « Dis! C'est pourtant « l'intolérance de l'Église catholique et les crimes commis au nom du Christ » qui étaient les premiers visés par le philosophe des Lumières[243]. Celle-ci emporte le nourrisson dans le désert où son mari vit avec la tribu des Sa`dites à l'écart du reste de la population. Pendant la période de la Réforme, l'islam et Mahomet servent d'étalon. Certaines traditions (qui sont, en partie, nées des conflits entre courants rivaux) sont alors rejetées[194]. Quand il se retournait, c’était tout d’une pièce. Par ailleurs seuls les Muhajirun (en émigrant à Médine ils avaient perdu tous leurs biens à la Mecque) participaient aux expéditions contre les caravanes avant Badr[97]. Dans ce contexte, la publication de caricatures de Mahomet dans un journal danois en 2005, relayées dans des médias internationaux, a soulevé un tollé et provoqué des réactions violentes dans plusieurs pays de tradition et de culture islamiques et certaines communautés musulmanes des pays occidentaux[réf. ), Die dunklen Anfänge. Personnage mal identifié, son nom arabe, al-muqawqis. Le Prophète Mohamed et ses débuts prophétiques : C’est à l’âge de quarante ans que le Prophète Mohamed, paix et bénédictions soient sur lui, se pose de grandes questions existentielles. Cette intercession est dite permise par Dieu. « Nos chances d'en savoir plus sur la figure historique de Muhammad avec un quelconque degré de fiabilité demeurent par conséquent, très faibles »[3]. [32] A propos de Mahomet, Hela Ouardi explique que son « histoire a été « écrite » pour les besoins d'une légitimation du pouvoir.» et certaines sources permettent de supposer une mort dans la région de Gaza après 634[15]. Les musulmans le considèrent comme le dernier des prophètes du monothéisme, au sens où il termine et scelle le cycle de la révélation monothéique abrahamique. nécessaire]. C'est une prérogative que nous t'accordons sur les autres croyants ». Les recherches menées par Hela Ouardi mettent en lumière la multiplicité des traditions musulmanes liées à la mort de Mahomet. Fondateur de l'islam, il en est considéré comme le prophète majeur. « d'un côté, il n'est pas possible d'écrire une biographie historique du Prophète sans être accusé de faire un usage non critique des sources ; tandis que, d'un autre côté, lorsqu'on fait un usage critique des sources, il est simplement impossible d'écrire une telle biographie, « toute biographie du prophète de l'islam n'a de valeur que celle d'un roman que l'on espère historique, « L’auteur stigmatise enfin la chronologie de ces récits biographiques, laquelle, en plus d’être artificielle, n’a pas existé avant le milieu du, « sorti d’Arabie pour affronter les Byzantins et les Perses, « De cette façon, avec celui en qui nous avons confiance, et en qui nous croyons, nous sommes partis pieds nus, nu, sans équipement, force, arme ou provisions, pour lutter contre le plus grand des empires, les nations les plus puissantes dont la domination sur les autres peuples était la plus impitoyable, c'est-à-dire: la Perse et Byzance. Elle atteint l'Espagne au IXe siècle puis se diffuse en Europe à partir du XIIe siècle[235]. حفظ البيانات؟ ما الجديد؟ المنتدى; التعليمات; التقويم; تطبيقات عامة Dans les chansons de geste qui popularisent son nom sous diverses formes (par exemple « Mahon » ou « Mahom »[146]) à la suite de la prise de Jérusalem par les Turcs seldjoukides (1078) et la prédication des croisades en Occident, Mahomet est assimilé à une divinité faisant partie d'un panthéon idolâtre des Sarrasins, en compagnie de Tervagant, Apollin, Jupiter, Noiron, Cahu et d'autres[146]. Alors que Mahomet a douze ans, Abu Talib décide de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie, son neveu insiste pour l'accompagner. Ce respect possède des origines coraniques puisque celui-ci ordonne, à plusieurs reprises, la justice ou la bonté envers les liens du sang. Son corps aurait alors été abandonné trois jours montrant ainsi le refus de sa mort — certains croyant une fin du monde imminente — et pour des raisons politiques, afin de permettre la prise du pouvoir par Abû Bakr[106]. (Ed. ». En l'an 630 (8 de l'hégire), la trêve est rompue lorsqu’une tribu alliée de La Mecque agresse une tribu alliée de Médine. Une chrétienne d'Égypte que le gouverneur byzantin Al-Muqawqis (en) lui présenta et que l'on surnommera plus tard Maria la Copte. Ce dénigrement par le nom se retrouve en Andalousie orientale, dans la comédie baroque, le personnage d'un bouffon nommé el Mahoma, très libre dans la construction de son jeu de scène, représente avec humour « une altérité négative »[175]. nécessaire]. Ses affections étaient sincères; son caractère, en général, porté à la bienveillance… Rien de moins ressemblant à cet ambitieux machiavélique et sans cœur qui explique en inflexibles alexandrins ses projets à Zopyre [..] ses précautions dans les batailles étaient peu dignes d'un prophète, Michel Orcel, "1 - Le Prophète dans l’histoire - Que savons-nous vraiment de Mahomet ?" 2 (summer 2013), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Mort_de_Mahomet&oldid=176307638, Portail:Religions et croyances/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Ainsi le consensus traditionnel indiquant l'âge du mariage d'Aïcha à 6 ans[117] suivi de sa consommation à 9 ans[Note 48] est aujourd'hui controversé pour des raisons d'incohérences chronologiques multiples, sachant qu'aux VIe et VIIe siècles, les habitants de la péninsule arabique n'avaient pas l'usage d'un calendrier qui pût fournir des dates clairement référencées[118],[119]. Rapporté dans Sahih Al-Boukhari, 637, et Sahih Mouslim, 2802. The Qur'an Seminar Commentary / Le Qur'an Seminar. Maxime Rodinson rapproche la figure de Mahomet de grands mystiques. Alphonse de Lamartine écrit en 1865 Les grands hommes de l’Orient : Mahomet, Tamerlan, le sultan Zizim. »[Note 74]. Le moment est venu où je Dieu est indulgent et miséricordieux. Un épisode célèbre relate le tissage d'une toile d'araignée et l'installation d'un nid de pigeons devant l'entrée de la caverne dans laquelle Mahomet et ses compagnons s'étaient cachés des troupes mecquoises[réf. Les sources premières de la vie de Mahomet résident principalement dans des textes d'hagiographes et d'historiens musulmans, de rédaction relativement tardive, aux IXe et Xe siècles. Des historiens se sont à « juste titre étonné qu'il n'en ait pas gardé plus de souvenirs et que ses allusions au christianisme soient si éloignées de ce qu'il aurait pu voir ou comprendre de cette religion. Néanmoins, à la suite de la conquête de l'Espagne au VIIIe siècle, plusieurs dynasties espagnoles comptent Mahomet dans leur ascendance[réf. Au XVIIIe siècle apparaît aussi sous le manteau le Traité des trois imposteurs, un livre blasphématoire où sont accusés d’imposture délibérée Moïse, Mahomet et Jésus-Christ[235]. Selon l'islamologue Hichem Djaït, « les sources de l'islam, elles, ont occulté le premier nom du Prophète ». Mahomet, selon la tradition musulmane, est né à la fin du VIe siècle à La Mecque[55], cité caravanière vivant du commerce de marchandises, traversée de routes allant vers la Syrie, la Mésopotamie, le Yémen[56]. Cette forme, qui est attestée depuis le XIIIe siècle, est assez éloignée des prononciations musulmanes actuelles, par exemple de l'arabe (محمد, mʊˈħæmmæd .mw-parser-output .prononciation>a{background:url("//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8a/Loudspeaker.svg/11px-Loudspeaker.svg.png")center left no-repeat;padding-left:15px;font-size:smaller}Écouter). En effet, la violence y était extrêmement forte à l'époque de l'Arabie préislamique étant donné qu’il n’y avait pas du tout d’organisation étatique en Arabie, à l’exception du Yémen[96]. L'autre forme de critique possible de la religion est de renvoyer les personnages religieux dos à dos. Sous l'influence de sources espagnoles comme les chroniques d'Euloge de Cordoue ou de récits de pèlerins revenant de Terre sainte comme celui de Dithmar, le Mahomet de la littérature se rapproche aux XIIe et XIIIe siècles de celui de la tradition musulmane, sa vie est enrichie de nombreuses histoires fabuleuses et calomnieuses. de, “At̲h̲ar”, in: De Smet D., "Le calife al-Hakim (996-1021) a-t-il voulu s'emparer des reliques du Prophète Muhammad", dans. Aux portes de la ville, il garantit la sécurité de toute personne non combattante et déclare une amnistie générale. Sur ce constat repose l'accusation de falsification portée par ceux-ci contre la version officielle du Coran. Pour Gril, un retour aux sources scripturaires permet d'illustrer dans les traditions une "intense vénération" de la part des compagnons pour Mahomet[186]. Ces évolutions s'inscrivent dans la découverte d'une tolérance dans le monde turc à partir des années 1740[247]. Pour Goethe, au-delà du législateur déjà mis en avant par les auteurs des Lumières[252], Mahomet est le prophète par excellence[253] et est vu comme un exemple d'un génie poétique[252]. Mahomet craignant d'avoir perdu la raison, ne s'ouvre de son expérience qu'auprès de son épouse — qui l'engage à accomplir son destin prophétique — puis auprès d'un petit cercle comprenant son cousin 'Alî et son affranchi et fils adoptif Zayd[70],[77]. À partir de sa création en 1932, l'Arabie Saoudite, en particulier, souhaitant un retour à un "islam supposé originel" lance une campagne pour l'interdiction de cette célébration[189]. Les auteurs pensaient qu'il était possible de connaître en détail la vie de celui-ci. Les polémiques récentes autour de la représentation de Mahomet sous forme de caricature ont déclenché un rejet de l'image. Son nom محمد[129] (Muḥammad) ne compte que quatre occurrences dans le corpus coranique[128],[130] [3:144, 33:40, 47:2 et 48:29], uniquement dans des passages dit médinois[39]. Selon la coutume en vigueur, il porte le nom de Qathem Ibn Al-Mutalib, son oncle décédé. L'Encyclopædia Universalis fait en 1971 usage de la graphie Muhammad dans son article consacré au prophète de l'islam[155], rédigé par l'historien Maxime Rodinson[Note 63] ; le dictionnaire Larousse titre son article Mahomet ou Muhammad[156]. Son ouvrage, dont nous ne disposons plus, aurait inspiré les biographes tels que Tabari, Al-Waqidi et Ibn Ishaq[21]. Le seul trait insolite se trouvait au milieu de son dos, entre les épaules : une marque de forme ovale, petite mais très distincte, où la peau était légèrement gonflée, semblable à l'empreinte laissée par une ventouse, mais cette marque était là à la naissance de l'enfant ».