ARNOLPHE Pourtant son sujet n'est pas neuf : un homme, Arnolphe, cherche à se prémunir du cocuage en faisant élever une enfant, Agnès, selon ses principes dans l'espoir d'en faire une femme à son goût. » Ce genre, depuis que Corneille avait abandonné la comédie sentimentale qu'il avait inventée (après La Place royale en 1634) était exclusivement cantonné à l'adaptation de pièces étrangères, principalement espagnoles et italiennes[22]. ». La pièce a été réécrite par Christophe MIERLO en 2016. Molière n'oublie pas cette dimension morale dans L'École des femmes, qui pose la question de l'accès des femmes au savoir, de leur statut au sein de la famille et de la société, voire de leur éducation à la sexualité[24]. Quant au nom d'Arnolphe, il évoquait clairement pour les contemporains Saint Arnoul des Yvelines, qu'une plaisanterie traditionnelle désignait comme étant le « patron des cocus[16],[N 6]. Mais la mise en scène était essentiellement centrée sur Agnès-Isabelle Adjani, mettant en valeur par ses gros plans la beauté ingénue du visage de la jeune comédienne, qui interprétait un personnage dont la simplicité du caractère et la modestie des revendications émancipatrices formaient un étrange contraste avec les revendications réelles des féministes de l'époque, en pleine lutte pour le droit à l'avortement[63]. L’ÉCOLE DES FEMMES De Molière sous-titres disponibles en anglais et en français (cliquez sur CC en bas à droite de la vidéo)… Arnolphe invite le bavard Horace à la terrasse du bistrot d’en face, Agnès n’est pas insensible aux accents d’une radio voisine, l'infortuné tuteur épie les amoureux à la lampe de poche, et finalement, tous ces gens heureux se rassemblent devant l’appareil photo du serviteur Alain, tandis qu’a disparu, noyé dans son chagrin et son dépit, le malheureux Arnolphe que l’interprétation de Robert Marcy a rendu plus poignant encore que grotesque. Dans sa mise en scène, Jouvet mit Arnolphe au centre de la pièce : « les acteurs gravitaient autour d'Arnolphe seul et debout […] au milieu de la scène », comme une métaphore de la construction de la pièce elle-même, nota Antoine Vitez dans son Journal, ajoutant que cette idée de mise en scène faisait de Jouvet le plus grand interprète de L'École des femmes[37]. La dernière modification de cette page a été faite le 21 décembre 2020 à 15:00. L'École des femmes occupe une place à part dans l'œuvre de Molière, une pièce charnière qui témoigne de sa volonté de renouveler le genre de la comédie. 1. Deux femmes, Uranie (en référence à la muse de l'astronomie) et Élise, reçoivent des connaissances, et tous discutent de la pièce L'École des femmes qu'ils viennent de voir. En parallèle était tourné un téléfilm, avec un metteur en scène et une distribution différents, à l'exception du rôle d'Agnès, interprété dans les deux cas par Isabelle Adjani. Réécrire Molière : L’École des femmes, 27/02/2020 Rédactrice : Fanny Kablan Activité 4 : Je comprends – les personnages (10 minutes) Caractériser les personnages (personnalités et jugements) Les apprenant.e.s prennent connaissance des adjectifs qualificatifs proposés dans le nuage de mots. Rapidement, la pièce fut la cible d'attaques, suscitées peut-être par les frères Corneille qui auraient été informés par les lectures préalables que Molière avait dû faire de L'École des femmes qu'elle contenait des piques dirigés contre eux[29] (ainsi, selon l'abbé d'Aubignac, les remarques que fait Chrysalde dans la première scène de la pièce sur ce « paysan » « qui n'ayant, pour tout bien, qu'un seul quartier de terre, / Y fit tout à l'entour faire un fossé bourbeux, / Et de Monsieur de l'Isle en prit le nom pompeux », auraient visé Thomas Corneille, sieur de l'Isle[31].). Agnès (Dominique Valadié) apparaissait quant à elle comme une jeune femme totalement aliénée par le projet de domination d'Arnolphe, et, à la cinquième scène du deuxième acte, son maquillage lunaire, ses yeux fixes levés vers le ciel, ses chaussures de plastique blanc et sa démarche rappelaient les pensionnaires des institutions psychiatriques[49]. La pièce de théâtre, novatrice par son mélange inédit des ressources de la farce et de la grande comédie en vers, est un immense succès, et suscite une série de débats connus sous le nom de « Querelle de L'École des femmes. Le metteur en scène d'opéras Peter Sellars en fait sa marque dans les années 1980. ». 100% cotton Puff Sleeves Button Up Side hidden zipper Small - Bust 32 inches, Waist 26 inches, 36 inches Medium - Bust 33 inches, Waist 27 inches, 38 inches Large - Bust 34 inches, Waist 28 inches, 40 inches En 1973, Raymond Rouleau réalise un téléfilm adapté de L'École des femmes[61] qui est diffusé pour la première fois sur la deuxième chaine de l'ORTF le 23 mai, soit quinze jours après la Première de la version théâtrale de Jean-Paul Roussillon. Elle ne le fut que le vendredi 1er juin, accompagnée de la Critique, ce qui constitua un évènement, les deux pièces battant des records de recette, celle-ci atteignant jusqu'à 1731 livres pour la représentation du 15 juin[33]. Elle fut reprise le vendredi 1er juin de la même année, accompagnée de La Critique de l'École des femmes. The School for Wives (French: L'école des femmes; pronounced [lekɔl de fam]) is a theatrical comedy written by the seventeenth century French playwright Molière and considered by some critics to be one of his finest achievements. Le meilleur des sorties parisiennes chaque mercredi, Les spots du scope : les bons plans du Figaroscope, “L’allégresse du coeur s’augmente à la répandre.”, “L'amour rend agile à tout l'âme la plus pesante.”, “C’est nous inspirer presque un désir de pécher, Que montrer tant de soins de nous en empêcher.”, “Votre sexe n’est là que pour la dépendance : Du côté de la barbe est la toute puissance.”, “C’est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens.”, “Si n'être point cocu vous semble un si grand bien, Ne vous point marier en est le vrai moyen.”, “L'amour ne sait-il pas l'art d'aiguiser les esprits ?”, “Leur esprit est méchant, et leur âme fragile ; Il n'est rien de plus faible et de plus imbécile, Rien de plus infidèle et malgré tout cela, Dans le monde on fait tout pour ces animaux-là.”, “Il est généreux de se ranger du côté des affligés.”, “Les femmes sont plus chastes des oreilles que de tout le reste du corps.”. L'école des femmes, Molière. En outre, Molière reprend vraisemblablement le motif du confident inapproprié (dans la pièce, Arnolphe pris comme confident par Horace) d'une nouvelle extraite du recueil italien du XVIe siècle intitulé Les Nuits facétieuses (traduites par Jean Louveau dans les dernières années du XVIe siècle), dû à la plume de l'écrivain Giovanni Francesco Straparola[N 4]. De quel mal souffre l'école de la République? L'Ecole des femmes est bourré de quiproquos (la spécialité de Molière), avec des passages hilarants (surtout ceux du protagoniste et de ses deux valets qui sont un peu benêts sur les bords), d'autres plus choquants, voire perturbateurs. Marcel Maréchal proposa en 1988 son adaptation de L'École des femmes à La Criée de Marseille, avec en vue un jeune public peu familier avec la littérature et le théâtre classiques : la mise en scène, rapide et tonique, tournait autour du personnage d'Agnès, interprété par la jeune comédienne Aurelle Doazan (22 ans à l'époque de la création de la pièce), qui donnait la réplique à un Arnolphe interprété par Maréchal lui-même, qui conféra au personnage une bouffonnerie presque sympathique, tant le barbon paraissait inoffensif et apeuré par la sensualité qui se dégageait de sa future épouse[50]. Il y a une accélération au moment où Arnolphe a peur qu'Agnès avoue qu'elle n'est plus vierge. Or, les codes dramatiques de l'époque voulaient que le caractère des personnages n'évolue pas au cours de la pièce et qu'il reste au contraire conforme à celui avec lequel ils avaient été introduits[12]. I 1. La scène se déroule sur la place d'une ville. 2. La jeune comédienne apporta à son personnage une dimension inédite, par sa jeunesse, la justesse et le naturel de son jeu, qui rendait visible la métamorphose d'une enfant qui se transforme peu à peu en femme[44]. l ecole des femmes: citations sur l ecole des femmes parmi une collection de 100.000 citations. Le plus conservateur Jacques Lemarchand note dans Le Figaro Littéraire que malgré la difficulté, "le vers, et les nombreuses chevilles qu'il comporte se fait non oublier, mais devient pour notre oreille quelque chose comme l'accent marqué d'une province où se serait maintenue la tradition du bien-parler"[43]. Les termes de ce débat sont figurées dans la pièce par l'opposition entre les personnages d'Arnolphe, qui défend la position rigoriste des catholiques (notamment dans la scène 2 de l'acte III, au cours de laquelle il fait lire à Agnès les maximes sur les devoirs de la femme mariée, extraites du Catéchisme du Concile de Trente[26]), et de Chrysalde, qui défend la même position émancipatrice que l'essentiel de ce public mondain auquel s'adressait Molière, et dont la seule fonction dramatique consiste à faire ressortir par contrepoint le ridicule des conceptions d'Arnolphe[27]. Les répliques des personnages de la pièce contiennent elles aussi de nombreuses allusions à caractère sexuel : ainsi de celle d'Alain qui, à la scène 2 du premier acte, indique vouloir « empêch[er], peur du chat, que [son] moineau ne sorte », le moineau étant une manière voilée de désigner le sexe masculin[17], ou de celles d'Agnès qui explique à Arnolphe avoir été inquiétée, la nuit, par les puces, ces dernières renvoyant, dans la littérature érotique et comique de l'époque, aux démangeaisons amoureuses[18]. Mais le sous-entendu grivois le plus célèbre se rencontre à la scène 5 de l'acte II, dans l'échange suivant entre Agnès et Arnolphe : « AGNÈS est de rendre la pièce de Molière parfaitement compréhensible pour le grand public francophone du 21ème siècle, notamment toutes les excellentes plaisanteries grivoises de Molière (qui ont fait scandale et ont été qualifiées "d'obscénités" lors de la création de la pièce en 1662). » Cette querelle, habilement exploitée par Molière, lui donne l'occasion de répondre aux critiques qui lui sont adressées et de préciser son projet dramatique dans une comédie intitulée La Critique de l'École des femmes, représentée sur la scène du même théâtre au mois de juin de l'année suivante. En quelle année à été écrite L'Ecole des Femmes? En 1973, la pièce a également été mise en scène en suédois par Ingmar Bergman, qui en a tiré un téléfilm. En cela, elle est très proche d'une farce. Arnolphe, tout en conservant certains traits de la tradition farcesque, apparait toutefois comme un homme intelligent qui jouit de l'estime du sage Chrysalde, mais qui est aveuglé par sa double présomption (s'élever au-dessus de sa condition en changeant de nom, dominer entièrement la femme qu'il veut épouser[11]), et dont la personnalité présente plusieurs facettes qui se révèlent au fil de l'intrigue. En 1973, la Comédie-Française donna sa version de L'École des femmes, sous la direction de Jean-Paul Roussillon. La première transposition notable de L'École des femmes est la mise en scène de Robert Marcy en 1959 au Théâtre de Lutèce. De … La pièce est pleine de sous-entendus grivois. L’explication de texte Introduction [Présenter le contexte] Avec L’École des femmes (1662), Molière propose sa première « grande comédie », dans laquelle il utilise les procédés comiques de la farce mais donne aux personnages une profondeur psychologique nouvelle. 1670. Vigner, influencé par l'esthétique de Marguerite Duras qui avait écrit que le théâtre est fait pour être dit plutôt que joué, fit le choix d'une mise en scène résolument avant-gardiste et hiératique : les comédiens interprétaient leur dialogue comme au ralenti, le plus souvent face au public, afin de mieux faire entendre l'alexandrin moliéresque, ponctué par une musique à tonalité baroque composée par Emmanuel Dandin[53]. Ouf. L'École des femmes reprend un certain nombre d'éléments dramatiques propres au genre de la farce que Molière avait déjà utilisé dans ses pièces antérieures, au premier rang desquels le thème de l'infidélité féminine, un poncif du genre depuis le Moyen Âge, et le quiproquo utilisé comme principal ressort dramatique[14]. Reprise de loin en loin au cours des années suivantes, la pièce fut jouée une dernière fois en 1669[34]. En filigrane, sans ancrer explicitement la pièce dans un contexte contemporain, la mise en scène de Maréchal (ainsi que le décor, blanc et lumineux, qui suggérait une place du pourtour méditerranéen) laissait entrevoir ce que le thème de la pièce avait de contemporain, dans un univers où les jeunes filles sont parfois encore soumises aux règles patriarcales[51]. Le respect d'un texte écrit en alexandrins rend difficile la transposition à l'époque moderne. Tout d’abord, on remarque l’usage de guillemets dans les répliques de la ligne 15 à la ligne 33 qui signalent que les personnages récitent un texte. [...] ; il me prenait et les mains et les bras, En 2014, le Théâtre national populaire de Villeurbanne propose une mise en scène de son directeur Christian Schiaretti, avec Robin Renucci dans le rôle d'Arnolphe et Jeanne Cohendy dans celui d'Agnès[59]. Top 183 des meilleures répliques sur Femme (Audio) Les meilleures citations et phrases sur les femmes , répliques d'humour, amour ou misogynes, notées par les internautes, extraites en mp3 des dialogues de films célèbres en français. Des représentations régulières eurent lieu jusqu'au mois de septembre, avant de laisser la place à L'Impromptu de Versailles. Le titre même peut faire penser à L'École des filles, un dialogue érotique de 1655 écrit par Michel Millot, qui avait été interdit. Éric Vigner mit en scène une nouvelle version de L'École des femmes pour la Comédie française en 1999, sur la sollicitation de son administrateur de l'époque, Jean-Pierre Miquel, à la recherche d'un nouveau souffle pour une pièce qui avait déjà été représentée 1586 fois par les comédiens français[52]. Entraînement à l’écriture d’invention Lisez ces répliques et comparez-les en répondant aux questions. L'image traditionnelle des femmes. L'ÉCOLE DES FEMMES MOLIERE (1663) Ne sont présentées ci-dessous, uniquement les indications de scène insérées entre les répliques, scènes et actes ainsi que celles insérées dans les entêtes de répliques. Extrait de « De vive(s) voix ». À la mort de Molière, le rôle d'Arnolphe fut repris par Baron, qui avait été l'élève du dramaturge, puis la pièce (comme la plupart de celles de Molière) disparut quasiment des répertoires entre le XVIIIe et le premier tiers du XIXe siècle. En 1839 toutefois, l'interprétation de Provost, comédien au Théâtre-Français, fut remarquée par la tonalité plus grave qu'il conférait au personnage d'Arnolphe, infléchissement vers le tragique qui devait marquer les mises en scène suivantes de la pièce[35]. - 7 citations - Référence citations - Citations L'Ecole des femmes (1662) Sélection de 7 citations et proverbes sur le thème L'Ecole des femmes (1662) Découvrez un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase L'Ecole des femmes (1662) issus de livres, discours ou entretiens. Retrouvez toutes les citations de Molière parmi des citations issues de discours de Molière, d'articles, d'extraits de livres et ouvrages de Molière. On notera que le décorateur, Sylvain Deschamps, créa une grille de jardin qui s'ouvrait largement du même mouvement que les murs construits par Christian Bérard pour la mise en scène de Jouvet de 1936 (voir ci-dessus). Celle d'Agnès, baptisée la « scène du le » fut abondamment commentée à l'époque[19]. Entraînement à l’entretien oral. Placées sous l'invocation de Ménandre et de Térence (tandis que la farce et la commedia dell'arte étaient rattachées par les théoriciens à la tradition héritée de Plaute et d'Aristophane), les comédies n'avaient pas pour objectif principal de provoquer le rire - le comique y était intermittent, mêlé aux intrigues de héros de convention et aux grands sentiments[12] - mais d'édifier le spectateur en suivant le précepte horacien « placere et docere » (« plaire et instruire »)[23]. Comparez la forme. L'École des femmes fut jouée le mardi 26 décembre 1662 au théâtre du Palais-Royal. L’École des femmes est une comédie de Molière en cinq actes (comportant respectivement quatre, cinq, cinq, neuf et neuf scènes) et en vers (1779 dont 1737 alexandrins), créée au théâtre du Palais-Royal le 26 décembre 1662. Le décor et les costumes, de couleur brune, évoquaient la prison et le couvent, tandis que la mise en scène accentuait la dimension sadique du projet d'Arnolphe, envisagé par Roussillon comme un monstre plutôt que comme un homme ridicule, et qu'il comparait aux Occidentaux qui se rendent en Asie pour se trouver une épouse[45]. La conception de la femme : quelles différences et quelles similitudes y … Il épouse cette année-là Armande Béjart, la fille de Madeleine Béjart. Comparez L’École des femmes de Molière du XVIIe siècle et L’École des femmes réécrite par Emmelyne Octavie au XXIe siècle. Fin 2011, Jacques Lassalle adapte pour la quatrième fois de sa carrière[57] la pièce de Molière, dans une mise en scène destinée à la Comédie-Française, avec Thierry Hancisse dans le rôle d'Arnolphe et Julie-Marie Parmentier dans celui d'Agnès[58]. 1662: L'année de l'Ecole des femmes Molière a 40 ans . Chacun possède un avis tranché : les uns ont aimé, les autres non. Haut de page. Présentation. Ce mariage avec la fille de sa maîtresse, lui vaut d'être accusé de relations incestueuses avec cette personne qui pourrait être sa fille. Vers 1600, c’est le règne des contes, des farces et des fabliaux, genres littéraires hérités du moyen-âge : l’on s’y moque des femmes et de leurs multiples défauts, et des maris trompés. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. 7 citations La dernière réplique d'Agnès, laissant en suspens le nom qu'elle n'ose prononcer, juste après avoir avoué qu'Horace lui prenait « les mains et les bras », invitait d'autant plus à une interprétation sexuelle que le sous-entendu grivois était souligné par le jeu d'acteur. Séance 2 Acte II, scène V, v. 558 à 587 Lecture analytique d’une scène de comédie. Cette « fronde » contre la pièce n'avait visiblement rien qui pût inquiéter réellement Molière, et il sut habilement en tirer profit : au cours de la traditionnelle trêve de Pâques au cours de laquelle les représentations théâtrales étaient interrompues, il fit imprimer le texte de la pièce, accompagné d'une préface dans laquelle il annonçait la création prochaine de La Critique de l'École des femmes, petite comédie de salon présentée comme une réponse à ses détracteurs. Entre sa création au théâtre de l'Athénée en 1936 et la disparition de l'acteur-metteur en scène en 1951, elle fut représentée six cent soixante-quinze fois[36]. L’action se situe clairement au XXe siècle. (, L'école des femmes, Texte intégral, Classiques Hachette, page consacrée à « La Précaution inutile », Trésor de la Langue française informatisé, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=L%27École_des_femmes&oldid=177881132, Portail:Littérature française ou francophone/Articles liés, Portail:Littérature française/Articles liés, Portail:France du Grand Siècle/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Jeune fille innocente, élevée par Arnolphe, Père d'Horace et ami de longue date d'Arnolphe, (N'est pas cité dans l'édition originale de 1663). La voyant interdite. Dés sa publication, en 1662, L’Ecole des Femmes suscite une importante polémique : le parti dévot accuse Molière de tourner en ridicule l’institution du mariage. Avec L'École des femmes, Jouvet démontrait que l'on peut encore faire rire en montant une pièce classique, et sa mise en scène eut une influence considérable sur des metteurs en scène comme Antoine Vitez (qui vit la pièce sept fois et en parlait toujours avec enthousiasme), ou comme Giorgio Strehler, qui affirmait « être né au théâtre avec elle[39]. Arnolphe, interprété par Bernard Blier, y était présenté comme un vieil homme volontiers libidineux, capable à l'occasion de brutalité, mais dépourvu de réelle méchanceté[62]. La condition des femmes en question; Lorsqu’elle a été présentée en décembre 1662, la pièce a eu beaucoup de succès, mais a fait un énorme scandale. Citations de Molière. De ces deux traductions, outre quelques phrases textuellement reprises[N 3], Molière conserve l'idée générale de l'homme qui, estimant que l'esprit rend les femmes frivoles et infidèles, fait élever une jeune fille dans l'ignorance la plus totale des choses du monde avant de l'épouser, et qui malgré cette précaution se voit trompé par celle-ci[5]. La pièce a fait l'objet d'une tentative d'adaptation cinématographique par Max Ophüls, qui en 1940 entreprit le tournage d'une École des femmes avec Louis Jouvet, Madeleine Ozeray et sa troupe du théâtre de l'Athénée. C'est une pièce de théâtre idéale pour les réflexions sur la gente féminine. C'est à l'occasion de son évocation par le personnage de Climène dans La Critique de l'École des femmes que fut popularisé l'emploi du mot « obscénité », jusque-là peu usité[20] (Élise, l'entendant prononcer par Climène, indique d'ailleurs qu'elle « ne sai[t] ce que ce mot veut dire. Pour se défendre Molière, dans "la critique de l’Ecole des Femmes", a écrit : "Lorsque vous peignez les hommes, il … 1673. Ce hiatus entre le caractère initial d'Agnès et sa métamorphose au cours de l'intrigue, qui passe aujourd'hui pour le signe de la profondeur psychologique du caractère de la jeune femme, est à l'époque de la création de la pièce critiqué par les détracteurs de Molière, qui qualifient pour cette raison L'École des femmes de « rhapsodie[N 5] »[7]. En 1989, dans un livre tonitruand , les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet répondaientà ceux qu'ils appelaient dédaigneusement " les pleureuses" l'école française se porte bien le niveau monte".. 27 ans ont passé, la querelle scolaire n'est certes pas éteinte. Molière, génie absolu aimait les femmes et c’est en avance sur son temps, qu’il dénonce l’horreur des mariages forcés. Mais le tournage en fut rapidement interrompu[64]. Par ailleurs, le personnage d'Arnolphe, parce que plus complexe, apparaissait aux yeux d'une partie de la critique du XVIIe siècle comme étant moins abouti que celui du Sganarelle de la pièce de 1661. Il s'agit sans doute d'une citation et d'un hommage de Robert Marcy à Jouvet dont il fut l'élève. Mon - Fri - 10:00 - 17:00 PST L'École des femmes est une comédie écrite par Molière en 1662. En dépit de l'accueil critique catastrophique que reçut la tétralogie Molière de Vitez, celle-ci contribua à faire reconnaitre ce dernier comme le rénovateur du théâtre français, et contribua sans doute à sa nomination comme directeur du Théâtre de Chaillot[46].